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Censurés sur Facebook et Instagram

15/10/2018

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

J’ai créé ARTEESHOW en 2017, une marque de vêtements exclusivement inspirée par l’art belge.
 
Ayant vite compris l’absence de visibilité des artistes belges auprès du grand public, artistes talentueux et modestes, bien souvent précurseurs ou visionnaires mais peu soutenus par les politiciens, j’ai souhaité valoriser leur travail par une approche différente, amusante et accessible à tous, en s’inspirant de leurs œuvres pour réaliser des séries très limitées de vêtements et accessoires : tee-shirts, sweat-shirts, hoodies et tote bags; Et ce, en parfait accord avec les artistes ou leurs ayant-droits.
 
Afin d’optimiser la vision de mes produits sur les réseaux sociaux, j’ai décidé récemment de souscrire aux promotions publicitaires proposées par Facebook et Instagram. Les vêtements que j’avais choisis portaient entre autres sur des impressions inspirées d’œuvres d’Evelyne Axell, artiste belge reconnue comme l’une des principales figures du Pop Art : « La Femme au serpent »,1971 et « L’Entretien »,1966.
 
Quelle ne fût pas mon étonnement de recevoir hier des notifications émanant de Facebook et d’Instagram m’annonçant que certaines de mes publicités actives étaient refusées et donc désactivées.
La raison invoquée étant, je cite « Votre publicité n’a pas été approuvée, car elle ne respecte pas nos  règles publicitaires. Nous n’autorisons pas les publicités représentant de la nudité, même si cela n’est pas d’ordre sexuel. Souvenez-vous que cette règle s’applique à tout contenu à vocation pédagogique ou artistique, sauf s’il s’agit de statues… ». 
 
Il semble donc que je fasse à mon tour l’objet de la censure qu’exercent Facebook et Instagram même à l’encontre d’œuvres d’art. Il est particulièrement surprenant de noter que les œuvres incriminées soient à nouveau des œuvres d’Evelyne Axell, une artiste dont l’œuvre « Ice Cream », alors qu’elle était exposée au Musée de Philadelphie en 2016, avait déjà été censurée sur le compte Facebook du Musée, ce qui avait provoqué une vague d’indignation et de réactions sans précédents à l’encontre du géant du Web.
 
L’histoire semble donc se répéter à nouveau alors que les œuvres d’Evelyne Axell, loin d’être offensantes ou vulgaires, symbolisent les luttes pour les droits des femmes, la liberté d’expression et la révolution sexuelle, sont exposées dans les plus grands musées ou galeries d’art du monde. « La Femme au serpent » sera d’ailleurs exposée dès aujourd’hui chez Tajan à Paris lors de l’exposition « Forever Pop », après avoir suscité l’admiration à la galerie Konïg de Londres.
 
Je ne peux comprendre et encore moins accepter cette forme de censure ciblée à l’encontre d’œuvres artistiques dont je subis de surcroît les conséquences de plein fouet en pleine campagne de crowdfunding.
 
C’est la raison pour laquelle j’adresse ce courrier aux médias.
 
Je vous remercie de partager ce message et de continuer à défendre l’art sous toutes ses formes.

Lila Farget, fondatrice d’Arteeshow